Episode 1 – Qui sont les membres de l’ANGC ?

H, Directrice de formation – formatrice en copropriété, et ancienne directrice copropriété, dans un grand groupe.

C’est presque le hasard qui m’a amenée à la copropriété.

Parcours pas très original, Fac de droit puis ICH, j’ai remplacé durant son congés maternité, une de mes camarades de cours. Elle était assistante copro…, si elle avait été en gestion loc, peut être que je n’aurai jamais connu ce joyeux monde de la copro !!!

Me voilà embarqué pour une petite année sur un poste d’assistante dans un cabinet familial. Et j’y ai pris goût !!

J’ai ensuite intégré en tant que gestionnaire, un groupe national en région parisienne. Et le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai été lâchée dans le grand bain ! Portefeuille très varié sur des secteurs favorisés et d’autres clairement moins ! J’ai pu découvrir ainsi différents types de clientèle, et une grande variété de bâtiment, de l’ensemble immobilier pavillonnaire cossu, à l’immeuble plutôt trash de cité, en passant par les grands ensembles tout neufs.

Au bout de 5 ans, j’ai eu l’opportunité d’évoluer sur un poste de direction, ce qui m’a permis d’appréhender encore de nouvelles disciplines, comme la coordination d’équipe et l’aspect financier dans le fonctionnement du service.

Ce qui m’a le plus séduit dans le métier, c’est la partie technique. J’ai découvert, comme la plupart d’entre nous, beaucoup de chose sur le tas : les différentes pathologies du bâtiment ou encore le fonctionnement des équipements de l’immeuble. Et c’est très stimulant de découvrir, constamment, de nouvelles choses.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en copropriété on ne s’ennuie jamais. Dans ce métier c’est vraiment l’aspect pluridisciplinaire qui est intéressant, et qui en fait un métier très riche, ainsi on aborde le juridique, la technique, la comptabilité, la fiscalité, le commercial, le relationnel, l’interaction avec les différents métiers de l’immobilier, avec les fournisseurs, avocats, notaires, etc …

C’est certain le point noir de la profession restera toujours le contact client, ils veulent tout et son contraire et toujours pour avant-hier !

C’est fréquemment usant, souvent amusant, trop rarement gratifiant ! En copro, on est les rois de l’autosatisfaction, sinon on n’avance pas !

Après 10 années de bons et loyaux services, j’ai quitté l’administration de bien, pour la formation. Choix familial, la formation me permet aujourd’hui de me libérer des contraintes horaires des AG !

J’aime transmettre ma passion du métier aux novices, j’essaie de leur donner de la méthodologie et des bases juridiques solides afin qu’il se lancent « armés » dans ce métier tout aussi rude qu’il est passionnant.

J’interviens, également, en formation continue en agence, cela me permet de rappeler les fondamentaux, de décortiquer la jurisprudence afin de mettre à jour les connaissances, les échanges sont riches et variés, et cela me permet de garder contact avec le terrain.

J’aimerai que notre métier évolue vers plus de considération du gestionnaire et moins de défiance de la clientèle.  Non ! nous ne sommes pas là pour les dépouiller de quelques valeureux euros …

Je suis agacé de voir que la commission de contrôle prévue par ALUR soit très éloignée du texte d’origine, déçue de voir que les syndicats immobiliers soient si peu dynamique pour défendre les intérêts de la profession, je suis irritée de voir les médias et politiques, en méconnaissance totale de la réalité de notre profession, être très critiques et extrêmement négatifs à notre égard, ils ne voient pas les heures d’investissements des gestio, leur professionnalisme pour la grande majorité … Résument bien vite des situations anecdotiques et posent des généralités de cas particuliers, cela laisse un gout amer.

Et au final, posez la question autour de vous, personne ne sait réellement ce que fait un Syndic … C’est amusant quelque part !

J’espère que l’ANGC permettra de faire bouger les choses, en tout cas, j’y crois fermement !

Allons à la rencontre des politiques, défendons nous, …

Par chance pour exercer notre métier, il faut généralement un caractère bien trempé et, être comme on dit un peu « fort en gueule », on devrait donc bien arriver à se faire entendre non ?